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13.12.2017: Aufgegriffen

max.moor: Klimaschutz durch Hochmoorschutz

max.moor : Protéger le climat en protégeant les hauts-marais



Die zahlreichen trockengelegten Hochmoore in der Schweiz stossen jährlich geschätzte 19‘000 Tonnen CO2 aus. Wären hingegen alle Moore wieder vernässt, wäre dieser CO2-Ausstoss gestoppt. Der an der Eidg. Forschungsanstalt WSL entwickelte Ansatz max.moor ermöglicht es, CO2-Emissionen zugunsten von Hochmoorrenaturierungen zu kompensieren.

Les hauts-marais asséchés sont toujours nombreux en Suisse, et on estime qu’ils émettent 19000 tonnes de CO2 par an. Leur remise en eau mettrait fin à ces émissions de CO2. L’approche max.moor développée à l’Institut fédéral de recherches WSL permet de compenser des émissions de CO2 en faveur de la renaturation des hauts-marais.


Wer hierzulande einen Flug oder eine andere Treibhausgas-Emission kompensieren möchte, kann dies neuerdings zugunsten einer Renaturierung eines Schweizer Hochmoors tun. Die Wiedervernässung eines Hochmoors verhindert nämlich eine beachtliche Menge an CO2-Ausstoss in die Luft. Bislang gab es keinen Mechanismus, um ein solches Verhindern von Emissionen einer Kompensation gleichzustellen. Dies vor allem deshalb, weil Zahlen zu den genauen Mengen der CO2-Emissionen aus drainierten sowie aus wiedervernässten Moorböden fehlen. Dies erschwert eine verlässliche Berechnung der tatsächlich kompensierbaren Emissionen.
An der WSL wurde ein Kompensationsansatz entwickelt, mit dem sich verhinderte Emissionen dank Wiedervernässung von Hochmooren glaubwürdig abschätzen lassen. Der Ansatz max.moor basiert auf der Tatsache, dass sich Torf bei anhaltender Entwässerung fortlaufend abbaut und CO2 freisetzt. Folglich gelangt im Laufe der Zeit sämtlicher organischer Kohlenstoff, der noch im Torf vorhanden ist, in die Luft. In einem wiedervernässten Moor jedoch binden allein die obersten 50 cm des Torfkörpers potentielle Emissionen von über 1000 t CO2 pro Hektar. (Zum Vergleich: ein Flug von Zürich nach New York verursacht 1,2 Tonnen CO2 pro Person). Hinzu kommt, dass nach einer erfolgreichen Wiedervernässung der Torf nach einiger Zeit wieder wächst, das heisst CO2 aus der Luft bindet.
Der Kompensationsansatz max.moor ermöglicht eine einfache Emissionsberechnung und begrenzt den Aufwand für Messungen und Nachprüfung. Dank der einfachen Handhabung fliessen die Einnahmen aus der Kompensation grösstenteils in die Wiedervernässung.
Solche Kompensationen zugunsten der Renaturierung Schweizer Hochmoore reduzieren die CO2-Emissionen – aktuell jährlich rund 19‘000 Tonnen (nach IPCC-Standardwerten). Weiter leisten sie einen wertvollen Beitrag zur Biodiversitätsförderung, werten das Schweizer Landschaftsbild auf, verbessern den Hochwasserschutz und fördern das regionale Gewerbe. Denn gut 60% der Umsetzungskosten einer Hochmoorrenaturierung bleiben in der Region: Holzerntearbeiten sowie Transport- und Bauarbeiten werden in der Regel von lokalen Baufirmen übernommen.
Die Möglichkeit, zugunsten von Moorrenaturierungen zu kompensieren, besteht seit einigen Jahren in einzelnen europäischen Ländern, bislang aber nicht in der Schweiz. Wegen naturräumlichen und klimatischen Unterschieden ist es nicht möglich, ausländische Modelle für die Schweiz zu übernehmen. Der neue Kompensationsansatz max.moor bietet erstmal die Möglichkeit, auch in der Schweiz Treibhausgas-Emissionen zugunsten von Moorrenaturierungsprojekten zu kompensieren und zwar mittels eines einfach handhabbaren, kostengünstigen Verfahrens. Den Ansatz übernehmen bereits zwei Kompensationsanbieter (myclimate, South Pole Group) für die freiwillige Kompensation. Firmeninterne und persönliche CO2-Emissionen lassen sich also neu zugunsten der Schweizer Hochmoore kompensieren.

Désormais, quiconque souhaite compenser un voyage en avion ou une autre source d’émissions de gaz à effet de serre peut le faire en faveur de la renaturation d’un haut-marais suisse. La remise en eau d’un haut-marais évite en effet le relâchement d’ une quantité importante de CO2 dans l’atmosphère. Jusqu’ici, il n’existait pas de mécanisme pour mettre en place une compensation par une telle diminution d’émissions, avant tout parce que les émissions de CO2 à partir des hauts-marais drainés et de ceux qui ont été à nouveau inondés n’avaient pas encore été quantifiées précisément. Ce manque de données complique le calcul fiable des émissions réellement compensées.
Au WSL, nous avons développé une méthode de compensation permettant d’évaluer de manière crédible les émissions évitées grâce à la remise en eau des hauts-marais. L’approche max.moor se base sur le fait que la tourbe, lorsqu’elle est constamment drainée, se décompose régulièrement et libère du CO2. En conséquence, tout le carbone organique encore présent dans la tourbe rejoint l’atmosphère. Dans un haut-marais remis en eau, à eux seuls, les 50 premiers centimètres de tourbe retiennent des émissions potentielles de plus de 1000 tonnes de CO2 par hectare (à titre de comparaison: un vol de Zurich à New York rejette 1,2 tonne de CO2 par personne). De plus, après une remise en eau réussie, le haut-marais recommence à croître après un certain temps, c’est-à-dire continue d’absorber du CO2 dans l’atmosphère.
La méthode de compensation max.moor permet un calcul facile des émissions et limite les efforts de mesure et de contrôle à posteriori. Cette procédure simple permet de verser les recettes de la compensation majoritairement à la remise en eau. De telles compensations en faveur de la renaturation des hauts-marais suisses réduisent les émissions de CO2 – actuellement environ 19 000 tonnes par an (selon les valeurs standard IPCC). En outre, elles contribuent fortement à l’amélioration de la biodiversité, revalorisent les paysages suisses, améliorent la protection contre les crues et encouragent l’économie locale. En effet, plus de 60 % des frais de mise en œuvre d’une renaturation des hauts-marais restent dans la région: la récolte du bois, le transport et les interventions sont assurés en général par des sociétés locales.
La possibilité de compenser les émissions en faveur de la renaturation des hauts-marais existe depuis quelques années dans certains pays européens, mais pas en Suisse jusqu’ici. Or, les modèles étrangers ne peuvent pas être adaptés à la Suisse en raison des différences entre les sites naturels et entre les climats. La nouvelle approche de compensation max.moor offre pour la première fois la possibilité de compenser les émissions de gaz à effet de serre en faveur des projets de renaturation des hauts-marais, et ceci grâce à une procédure simple et économique. Deux opérateurs (myclimate, South Pole Group) proposent déjà cette approche de compensation volontaire. Les émissions de CO2 professionnelles ou personnelles peuvent ainsi être compensées en faveur des hauts-marais suisses.

Quelle: WSL

Keywords:
Klima; Hochmoor; Treibhausgas; Kompensation; Emissionen


https://www.wsl.ch/de/projekte/klimaschutz-durch-hochmoorschutz.html

Standard max.moor

Kontaktadresse:
Prof. Dr. Irmi Seidl
Eidg. Forschungsanstalt WSL
Zürcherstrasse 111
CH-8903 Birmensdorf
irmi.seidl@wsl.ch
Tel: +41 (0)44 739 23 24


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